Traiter la pyrale du buis : que faire dès les premières chenilles ?
Guide · par Thibault Pépiniériste · 8 novembre 2026
Pour traiter la pyrale du buis, le geste de référence est la pulvérisation de Bacillus thuringiensis kurstaki (Bt), un insecticide de biocontrôle qui ne vise que les chenilles. Thibault ne traite pas « au cas où ». Il observe, et il traite quand la chenille est là. Voici comment reconnaître l’ennemi, choisir le bon moment, doser, et ce qu’il faut faire d’un buis déjà très abîmé.
Pyrale du buis : comment la reconnaître avant de traiter ?
La pyrale du buis, Cydalima perspectalis, est un papillon de la famille des Crambidés. Elle vient d’Asie orientale. Elle a été signalée en France en 2008, en Alsace, et détectée en Île-de-France en 2009. Elle fait donc partie du paysage depuis plus de quinze ans.
Que vos buis soient des Buxus sempervirens, des Buxus microphylla ou des Buxus rotundifolia, la démarche est la même : les sources consultées ne dressent pas de liste d’espèces ou de variétés plus ou moins sensibles, ne comptez donc pas sur une variété « miracle ».
Chenille sur buis : taille, couleur, fils de soie, déjections
La chenille est vert clair, striée de vert foncé dans la longueur. Elle porte de petites verrues noires, des soies blanches et une tête noire. Adulte, elle mesure de 38 à 50 mm.
Voici les indices à chercher sur vos buis :
| Indice | Ce que vous voyez | Source |
|---|---|---|
| Toiles de soie | Un réseau blanc qui recouvre les rameaux | |
| Déjections | De petits grains noirs, avec les toiles : c’est l’indice principal | |
| Feuilles | Découpées, puis mangées en entier, parfois jusqu’à la nervure centrale | |
| Écorce | Rongée sur les rameaux verts quand les chenilles ont faim | |
| Localisation | Parties basses ou intérieures du buis, car la chenille fuit la lumière |
Regardez à l’intérieur des buis, pas seulement la surface : les chenilles se tiennent d’abord dans les parties basses ou intérieures. La défoliation est progressive : les feuilles restantes portent des découpes, puis les chenilles finissent par manger tout le limbe. Les buis se décolorent quand les feuilles se racornissent.
Un buis qui paraît sain de l’extérieur peut donc déjà être attaqué au cœur. Écartez les rameaux à deux mains et regardez la base des tiges : c’est là que les toiles et les grains noirs se voient en premier. Le secouage d’une branche au-dessus d’une bâche, geste recommandé contre la pyrale, fait aussi tomber les chenilles cachées et permet de les compter.
Papillon, œufs et chrysalide
Le papillon, un papillon nocturne discret, a les ailes blanches bordées de brun-violet. Une forme entièrement brune existe, mais elle est rare. Son envergure est de 36 à 44 mm.
Les œufs sont pondus par paquets de 5 à 20 sous les feuilles. Les pontes mesurent 3 à 5 mm. À 25 °C, le cycle complet dure 28 à 32 jours. Entre 18 et 30 °C, l’éclosion intervient après environ 7 jours. La chenille vit ensuite 20 à 30 jours et la chrysalide environ 10 jours. L’adulte vit environ 8 jours.
La chrysalide (on parle aussi de nymphe) mesure 15 à 20 mm. Retenez ces durées : elles montrent qu’un papillon aperçu ou capturé dans un piège annonce des pontes dans les jours qui suivent, puis des chenilles environ une semaine plus tard. C’est cette fenêtre qui compte pour traiter.
Pyrale ou autre problème ? Les signes qui permettent de trancher
Seuls les signes propres à la pyrale sont documentés : les soies, les excréments noirs et la présence de chenilles, ainsi que des feuilles rongées plutôt que seulement jaunies.
| Ce que vous observez | Lecture |
|---|---|
| Toiles de soie, grains noirs, chenilles vert et noir | Pyrale du buis |
| Feuilles découpées ou mangées | Pyrale probable |
| Feuilles seulement jaunies, sans soie, sans grains noirs, sans chenille | Pas de pyrale établie : autre cause à rechercher |
Distinguer finement la pyrale de la chlorose (jaunissement lié à un déficit en fer), du Cylindrocladium (champignon) ou de la sécheresse relève d’un diagnostic à part, traité dans un article sur les maladies du buis. En l’absence de chenille, le Bt n’a pas lieu d’être, puisqu’il ne cible que les chenilles. Si c’est tout votre feuillage qui jaunit, sans trace d’insecte, lisez plutôt pourquoi une haie jaunit avant de sortir le pulvérisateur.
Pyrale du buis : quand traiter ? Le calendrier mois par mois
Le principe de Thibault tient en deux phrases. Il n’y a pas de traitement préventif à faire en amont. Quand la chenille est là, il ne faut pas hésiter à traiter (Short, 01:19). Il insiste aussi : « C’est pour ça que c’est important d’observer » [Short, 01:14].
Son calendrier au Bt : « un traitement au début de printemps et après en général, on en a un vers mi-juillet et mi-septembre. Mais ça dépend vraiment des attaques, des générations » [D4, Short, 01:05].
| Période | Ce qui se passe | Votre geste |
|---|---|---|
| Mars | Les jeunes chenilles qui ont passé l’hiver reprennent leur activité | Inspecter l’intérieur des buis |
| Début du printemps | Chenilles sorties d’hivernage | Traitement au Bt si des chenilles sont là |
| Début mai | Pose des pièges à phéromones | Compter les papillons mâles |
| Fin mai-juin | Vol de la 1re génération | Surveiller |
| Mi-juillet | Chenilles de la génération d’été | Traitement au Bt |
| Août-septembre | Vols qui se poursuivent | Surveiller |
| Mi-septembre | Chenilles de la dernière génération | Traitement au Bt |
| Octobre | Derniers vols | Dernier contrôle, nettoyage du pied |
Ces dates sont des repères nationaux et celles de Thibault. Seuls vos buis et vos pièges disent quand traiter chez vous.
Combien de générations de pyrale par an et quand volent les papillons ?
Thibault l’explique ainsi : « En général, il y a deux à trois générations par an » (D1, Short, 00:14). Les sources officielles disent la même chose. Le premier vol a lieu fin mai-début juin. Un compte rendu de suivi relève jusqu’à trois pics de vol : première quinzaine d’août, trois premières semaines de septembre, première quinzaine d’octobre.
Selon un bulletin officiel, les chenilles sont nourries et actives pour le traitement environ 7 jours après les pontes. Les bulletins de santé du végétal confirment que le suivi se fait région par région : la Bretagne a émis une alerte dès la mi-mars 2024, la Bourgogne-Franche-Comté rappelait des premiers vols début mai en 2021, et la Provence-Alpes-Côte d’Azur publiait encore un bulletin sur la pyrale fin septembre 2024. Le calendrier glisse donc d’une région et d’une année à l’autre : c’est une raison de plus de se fier à l’observation plutôt qu’à une date fixe.
Les chenilles qui sortent d’hivernage au printemps
Les jeunes chenilles passent l’hiver dans des cocons de feuilles et de soie blanche, entre des feuilles ou dans des crevasses voisines. Elles reprennent leur activité en mars. Un bulletin parle de février. La date dépend donc de l’hiver : vérifiez directement sur vos buis.
Les chenilles hivernantes s’alimentent à des températures comprises entre 18 et 30 °C, et la nymphose débute fin mars-début avril. Quand elles reprennent, un bulletin officiel conseille trois gestes : l’aspirateur, la taille des parties atteintes et le secouage sur une bâche.
Concrètement, dès les premiers beaux jours de mars, prenez l’habitude d’un tour des buis toutes les semaines. Regardez d’abord les feuilles groupées par des fils blancs : ce sont les abris d’hiver. Une attaque détectée à ce stade se règle en quelques minutes, alors qu’une attaque découverte en juillet demande un traitement complet.
Traiter la pyrale du buis au Bacillus thuringiensis (Bt)
Thibault présente le Bt, qu’il appelle « bacille de Thuringe », comme un insecticide biologique (Short, 00:48). Le produit est du Bacillus thuringiensis subsp. kurstaki (BTK). Il figure sur la liste de biocontrôle, et certaines spécialités sont utilisables en agriculture biologique. Le Bt agit sur les chenilles uniquement et marche mieux sur les jeunes. C’est une raison de plus de ne pas attendre.
Thibault décrit son geste : on met le produit dans un pulvérisateur et on traite « toute la partie visible », les buis « tous un par un », avec « un petit peu plus de pression pour essayer de rentrer bien à l’intérieur du buis » (Short, 00:53). La chenille se tient à l’intérieur du buis : si le jet reste en surface, elle risque de ne pas être touchée.
Pas à pas pour un jardin de particulier :
- Repérez les chenilles, les toiles et les grains noirs à l’intérieur du buis.
- Préparez la bouillie dans un pulvérisateur propre, à la dose de l’étiquette.
- Traitez de préférence le soir.
- Pulvérisez chaque buis un par un, dessus comme dedans, en forçant un peu la pression [Short, 00:53].
- Vérifiez qu’il ne pleut pas dans les jours qui suivent.
- Revenez inspecter les buis, puis renouvelez si des chenilles sont encore là, dans la limite fixée par l’étiquette.
Dose, température, heure d’application, pluie
Deux produits sont homologués pour les jardiniers amateurs sur « arbres et arbustes – chenilles phytophages » :
| Produit homologué | Dose homologuée | Limites |
|---|---|---|
| Delfin Jardin | 0,75 g par litre d’eau | Zone non traitée de 5 m près de l’eau |
| Dipel DF Jardin | 1 g pour 10 m² | 4 applications maximum, zone non traitée de 5 m |
Les unités diffèrent : Delfin se dose au litre, Dipel à la surface. Une autre publication officielle cite 7 g pour 10 m² avec Delfin Jardin. Lisez donc l’étiquette de votre flacon ou sachet avant de préparer la bouillie. Les doses « 10 à 20 g pour 10 litres » des sites de matériel professionnel sont destinées aux applicateurs professionnels.
Un exemple de calcul avec Delfin Jardin à 0,75 g par litre : un pulvérisateur de 5 litres demande 3,75 g de produit. Avec Dipel DF Jardin à 1 g pour 10 m², une surface de buis de 20 m² demande 2 g. Pesez avec précision et ne « forcez » pas la dose : la limite de l’étiquette s’applique.
Autres repères :
- Heure : traitez de préférence le soir.
- Pluie : il ne doit pas pleuvoir dans les jours qui suivent.
- Température : aucune source officielle consultée ne donne de seuil. Suivez la notice du produit.
- Adjuvant : un adjuvant (mouillant, adhésif) est parfois proposé aux professionnels pour mieux étaler la bouillie ; Thibault n’en parle pas dans ses vidéos, et un jardinier amateur s’en tient à l’étiquette de son produit.
Quel matériel pour pulvériser le Bt ?
Un pulvérisateur à pression préalable de quelques litres suffit pour un jardin de particulier. Thibault demande de la pression pour atteindre l’intérieur du buis [Short, 00:53] : choisissez donc un appareil dont la buse permet un jet assez fin mais qui pénètre dans le feuillage. Préparez seulement la quantité nécessaire pour la séance, rincez l’appareil après usage et gardez-le pour les traitements, sans le mélanger avec du désherbant. Respectez enfin la zone non traitée de 5 m près des points d’eau.
Réapplication : à quel intervalle ?
L’intervalle minimum entre deux applications est de 7 jours selon les conditions d’homologation de la spécialité professionnelle Delfin. Dipel DF Jardin autorise 4 applications maximum sur arbres et arbustes. Au-delà de ces limites, c’est l’étiquette qui fait foi.
Thibault cale ses traitements sur les générations : début de printemps, mi-juillet, mi-septembre. Il traite plus ou moins selon les attaques. La vidéo longue sur son jardin dit aussi que le suivi des buis demande beaucoup de soins : « Donc il faut les traiter contre la pyrale. C’est assez compliqué » [05:06].
Le raisonnement est simple : le Bt n’agit que sur les chenilles qui mangent. Il ne protège ni les œufs ni les chrysalides. Après un traitement, des chenilles écloses plus tard peuvent donc réapparaître, d’où le contrôle des buis après quelques jours et, si besoin, une nouvelle pulvérisation dans la limite de l’étiquette.
Traiter la pyrale du buis avec des nématodes
Les nématodes Steinernema carpocapsae sont des vers microscopiques de biocontrôle. Ils colonisent les larves et les tuent. Ils constituent une alternative au Bt, et leur application est possible en préventif, le soir quand les températures sont plus basses.
La dose sur buis, le nombre d’applications et la température d’emploi ne sont pas fixés par les sources officielles consultées : suivez la notice du fabricant. Comme les nématodes sont des organismes vivants, respectez aussi la date limite et le mode de conservation indiqués sur l’emballage, et arrosez le sol avant l’application.
Le choix entre Bt et nématodes se fait surtout sur la simplicité : Thibault utilise le Bt et le décrit en vidéo [Short, 00:48], et c’est le produit qui dispose de spécialités homologuées pour les amateurs avec une dose précise. Les nématodes restent une solution de remplacement pour qui souhaite varier les méthodes.
Pièges à phéromones et trichogrammes : surveiller et réduire les papillons
Le piège diffuse une phéromone femelle de synthèse qui attire les mâles. Il sert à repérer le début du vol et à capturer des adultes. Thibault l’utilise pour décider du moment du traitement : « On va capter les papillons mâles. […] en fonction de ça, on va savoir quand appliquer le produit pour éradiquer la chenille » (Short, 00:36).
Un piège de surveillance seul ne suffit pas à protéger les buis. En cas de forte infestation, il faut le compléter par un piégeage de masse. Le piège est un outil d’observation, pas un traitement.
Les trichogrammes sont de petits hyménoptères parasitoïdes qui pondent dans les œufs de la pyrale. On les introduit juste après la période de ponte. Le nombre de diffuseurs par mètre carré n’est pas précisé par les sources officielles consultées : suivez la notice du fabricant.
Combien de pièges, où et quand les poser
Quand. « On met les pièges vers début mai et on va venir compter les papillons » (D3, Short, 00:31). Un bulletin officiel rappelle des premiers vols début mai.
Combien. Dans le jardin de Thibault à Eyrignac, 10 pièges à phéromones surveillent environ 10 000 pieds de buis sur 10 hectares (D2, Short, 00:24). Il précise : « on n’est pas obligé de mettre un piège au pied de chaque buis » [Short, 00:27]. Un protocole de suivi prévoit 3 pièges par site de 80 à 100 m de large, espacés de 20 m. Les sources consultées ne donnent pas de nombre fiable pour un jardin de particulier.
Où.
- Buis de plus de 1,50 m : piège sur le buis, à hauteur d’homme.
- Buis de moins de 1,50 m : piège sur un support ou un arbuste voisin, à environ 10 cm au-dessus des pieds.
- Piège à entonnoir : 600 mL d’eau savonneuse et 30 g de sel dans le bol collecteur.
- Ne touchez pas le diffuseur de phéromone avec les doigts.
Le diffuseur se renouvelle toutes les 4 semaines ou beaucoup plus rarement selon les phéromones : suivez la notice du vôtre.
Pour un particulier, l’usage le plus utile est de noter la date de la première capture et le nombre de mâles chaque semaine. Une hausse brutale annonce des pontes puis des chenilles environ une semaine plus tard : c’est le signal pour vérifier les buis et préparer le pulvérisateur.
Pyrale du buis : traitement de grand-mère, que valent les remèdes maison ?
On trouve beaucoup de recettes : savon, vinaigre, eau chaude, piment, sel. Aucune des sources officielles consultées ne valide l’efficacité de ces préparations contre la pyrale, et aucune n’est homologuée pour cet usage. On ne sait donc pas ce qu’elles font réellement au buis : c’est une raison de s’en tenir à ce qui est documenté.
Savon, vinaigre, eau chaude, piment : pourquoi éviter d’improviser
Remède par remède, le constat est le même :
| Remède | Ce que disent les sources |
|---|---|
| Savon noir ou liquide vaisselle | Aucune source consultée ne le valide contre la pyrale |
| Vinaigre | Aucune source consultée ne le valide |
| Sel | Aucune source consultée ne le valide (le sel n’apparaît que dans l’eau d’un piège à entonnoir) |
| Eau chaude | Aucune source consultée ne la valide |
| Piment (décoction) | Aucune source consultée ne le valide |
| Pyréthrine (insecticide d’origine végétale) | Non évoquée par Thibault ni par les sources consultées pour la pyrale : vérifiez toute spécialité dans le catalogue officiel des produits autorisés avant usage |
Les méthodes qui ont une source sont mécaniques :
| Méthode | Quand | Source |
|---|---|---|
| Aspirateur sur les chenilles | Reprise de printemps, attaque naissante | |
| Secouer ou frapper le buis au-dessus d’une bâche | Attaque limitée | |
| Couper et brûler les parties atteintes | Branches très touchées |
Pour une pulvérisation, les produits autorisés aux jardiniers amateurs se vérifient dans le catalogue officiel des produits phytopharmaceutiques.
Un produit sans homologation pour cet usage n’a pas été évalué sur le buis ni sur les insectes utiles du jardin : si le remède n’est pas efficace, vous perdez les quelques jours pendant lesquels la chenille continue de manger, et un buis déjà fragilisé n’a pas de temps à perdre. Un mélange de cuisine ou de ménage versé au pied ou sur le feuillage est donc un pari, alors que le ramassage et le Bt ont une base documentée.
Buis très attaqué : les gestes de sauvetage
Un buis entièrement défeuillé peut être détruit en une saison. Adaptez votre méthode à l’état des buis :
| Niveau | Signes | Gestes |
|---|---|---|
| Début d’attaque | Quelques chenilles, un peu de soie | Ramassage ou aspirateur, puis Bt |
| Attaque forte | Toiles, déjections, feuilles mangées | Couper les parties les plus touchées, nettoyer le pied, Bt sur tout le buis |
| Buis presque nu | Feuillage quasi absent | Test de l’écorce, taille des branches mortes, Bt, soins |
Ramassage, taille, jet d’eau, puis traitement
- Ramassez les chenilles : aspirateur ou secouage sur une bâche, ou à la main avec des gants si l’arbuste est petit.
- Coupez et brûlez les parties atteintes.
- Nettoyez le sol au pied : feuilles mortes et déjections.
- Traitez ensuite au Bt, buis par buis, avec de la pression pour atteindre l’intérieur [Short, 00:53].
En cas de forte infestation, les chenilles affamées s’attaquent aussi à l’écorce verte des rameaux : plus vous attendez, plus la reprise du buis est incertaine.
Ne laissez pas les déchets de taille sur place : les parties coupées portent toiles, chenilles et cocons. Un bulletin officiel recommande de les brûler ; sinon, évacuez-les en sacs fermés plutôt que de les mettre au compost. Pour une haie longue, travaillez section par section et traitez au Bt chaque section dès qu’elle est nettoyée.
Aider le buis à repartir après la pyrale
Grattez l’écorce avec l’ongle : si le tissu dessous est vert, le rameau est encore vivant. Coupez les branches mortes avec un sécateur désinfecté. Le buis refeuille en général la saison suivante quand l’attaque est limitée.
Arrosez en cas de sécheresse et paillez le pied. Tant que le buis n’a pas retrouvé son feuillage, surveillez-le : un buis affaibli reste une cible, et un nouveau passage de chenilles sur des pousses tendres se traite comme le premier.
Soyez patient : après une défoliation, il faut attendre la saison suivante pour juger. Marquez d’un fil de couleur les rameaux douteux, et attendez les nouvelles pousses du printemps avant de couper plus bas. Un rameau dont l’écorce est brune et sèche sous l’ongle ne repartira pas ; un rameau vert a toutes ses chances.
Éviter le retour de la pyrale : la prévention
Il n’y a pas de traitement préventif : Thibault l’a dit (Short, 01:19). La prévention est donc l’observation :
- posez les pièges vers début mai et comptez les papillons ;
- inspectez l’intérieur des buis de mars à octobre ;
- examinez les plants neufs avant de les planter ;
- n’oubliez pas les autres hôtes : la pyrale semble aussi pouvoir se nourrir de fusain du Japon, ce qui vaut un coup d’œil sur votre fusain du Japon.
Un carnet simple suffit : la date de pose des pièges, la date de la première capture, les dates de traitement et le produit utilisé. D’une année à l’autre, il vous donnera votre propre calendrier, plus fiable que n’importe quelle date générale, et il vous permettra de respecter le nombre maximal d’applications de l’étiquette.
Si vous renoncez au buis après plusieurs échecs, un arbuste persistant pour haie peut le remplacer.
Buis en images, dans mes vidéos






Buis : mes autres vidéos
Buis : questions fréquentes
Quand traiter la pyrale du buis ?
Thibault traite au début du printemps, puis vers mi-juillet et mi-septembre, selon les attaques et les générations. Les chenilles reprennent en mars et les papillons volent de fin mai à octobre. Traitez quand la chenille est là, de préférence jeune.
Quel est le meilleur traitement naturel contre la pyrale du buis ?
Le *Bacillus thuringiensis* kurstaki, produit de biocontrôle, complété par le ramassage et les pièges de surveillance. Les nématodes sont une alternative.
Quelle dose de Bacillus thuringiensis par litre d'eau, et combien de fois traiter ?
Delfin Jardin : 0,75 g par litre. Dipel DF Jardin : 1 g pour 10 m², 4 applications maximum. Comptez au moins 7 jours entre deux applications. Vérifiez l'étiquette.
Comment reconnaître la chenille de la pyrale du buis, et ne pas la confondre avec une autre maladie ?
Elle est vert clair rayée de vert foncé, avec des verrues noires et une tête noire, de 38 à 50 mm. Cherchez les soies et les déjections noires : sans elles, la pyrale n'est pas établie.
Les remèdes de grand-mère (savon, vinaigre, eau chaude, piment) fonctionnent-ils ?
Aucune source officielle consultée ne les valide. Préférez le ramassage, l'aspirateur ou le Bt homologué.
Un buis dévoré par les chenilles peut-il repartir ?
Oui, si l'écorce est encore verte sous l'ongle. Il refeuille en général la saison suivante.
Combien de générations de pyrale par an, et quand volent les papillons ?
Deux à trois générations. Premier vol fin mai-début juin, puis des pics de vol jusqu'en octobre.
Les pièges à phéromones suffisent-ils à protéger mes buis ?
Non. Ils servent à surveiller, et il faut un piégeage de masse complémentaire en cas de forte infestation. Thibault les utilise pour savoir quand traiter [Short, 00:36].
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